wer

 Le médecin de santé publique, un professionnel indispensable à l’atteinte des objectifs de “ma santé 2022”


Les grandes trajectoires de la transformation de notre système de santé, visant à améliorer la pertinence des prises en charge dans une logique de parcours organisés dans les territoires, ont été présentées le 18 septembre dernier par le Président de la République et les ministres des Solidarités et de la Santé et de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Au-delà des dispositifs de coordination et des changements structuraux envisagés, la place et la formation des professionnels de santé sont interrogées.

Parce qu’il est déjà formé à diagnostiquer les problèmes de santé d’une population, à mettre en œuvre les interventions nécessaires et à en évaluer l’impact, tout en optimisant l’utilisation des ressources disponibles, le médecin spécialiste de santé publique apparaît comme un professionnel indispensable à l’atteinte des objectifs de “ma santé 2022”. Placé à l’interface entre les acteurs du soin, de l’action publique et de la société civile, du fait de sa polyvalence et de sa capacité d’adaptation, le médecin de santé publique participe au décloisonnement du système de santé.

1/ Le médecin de santé publique mobilise professionnels et usagers pour favoriser la qualité et replacer le patient au cœur du soin. Expert de la qualité des soins et de leur sécurité au service des patients, il travaille à inclure l’usager dans l’évaluation et l’amélioration de la pertinence de sa prise en charge, s’inscrivant pleinement dans une démarche de démocratie sanitaire.

2/ Acteur du décloisonnement, le médecin de santé publique s’intègre dans un collectif de soins au service des patients. Avec les différentes parties prenantes, le médecin de santé publique élabore un diagnostic territorial de santé permettant de structurer avec cohérence la prise en charge de la population sur un territoire, tant en ville qu’à l’hôpital. Il fait le lien entre les différents acteurs de la santé impliqués sur ce territoire et contribue ainsi à rapprocher les professionnels du sanitaire, du médico-social et du social, les institutionnels, les associatifs et les élus. Il facilite l’implication des professionnels de la ville dans les dispositifs d’exercice coordonné tout en favorisant leur articulation avec les professionnels des groupements hospitaliers de territoire (GHT), dans le but d’optimiser les parcours de soins. Enfin, il contribue à l’évaluation de l’ensemble des organisations mises en place et à la rationalisation des ressources engagées. Il permet ainsi d’inscrire durablement les politiques de santé sur le territoire.

3/ Un cadre d’exercice territorial de médecin de santé publique doit ainsi être formalisé afin de répondre au mieux aux enjeux de la santé de demain. Sous la forme d’une pratique facilitant la fonction d’interface, ce cadre doit se déployer selon trois dimensions :

  • l’action en santé publique, avec l’élaboration, le pilotage et l’évaluation de projets de santé territoriaux globaux, cohérents, impliquant tous les acteurs, professionnels et usagers, au sein des différents dispositifs (Communautés Professionnelles Territoriales de Santé – CPTS, GHT …) ;
  • l’aide à la décision en santé publique, avec l’apport de son expertise à l’échelle collective pour assurer l’amélioration de la santé de la population ;
  • la recherche structurée en santé publique, tant en organisation et qualité des soins qu’en prévention et promotion de la santé.

CLISP (Collège de Liaison des Internes de Santé Publique) contact@clisp.fr

SNSP (Syndicat National des médecins spécialistes de Santé Publique) president@snsp.org

AISP (Alumni de l’Internat de Santé Publique) contact@ancien-interne-santepub.fr