Bulletins
Le bulletin est une parution pluriannuelle du CLiSP. Distribué gratuitement lors des événements organisés par l’association au cours de l’année, vous pouvez retrouver les versions numériques ci-dessous.
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Le bulletin est une parution pluriannuelle du CLiSP. Distribué gratuitement lors des événements organisés par l’association au cours de l’année, vous pouvez retrouver les versions numériques ci-dessous.
Vous trouverez ci-joint le numéro 34 du Bulletin du CliSP dont la parution a lieu à l’occasion du SANI des 16-17 octobre 2017, à Paris.
Au programme de ce numéro :
Un an déjà ! Un an c’est long mais c’est aussi court quand on voit tous les chantiers qui ont été lancés (nouvelle identité visuelle de l’association, rénovation du site internet, vidéos de médecins de santé publique) et les nouvelles problématiques, en lien avec le DES de santé publique, qui émergent (mise en œuvre de la R3C, difficulté d’accès aux M2, etc.). Nous aurons eu à cœur, à nouveau durant ce mandat, de défendre vos intérêts au plus près de vos besoins et de vos réalités, aidés de vos représentants. Ces représentants, désormais présents dans chaque subdivision, que l’on souhaite encore plus opérationnels et investis dans leur rôle de relai d’information entre vous et votre association représentative. Une association qui fête (déjà !) ses 30 ans. Nous aurons l’occasion, durant ce CliSPro, de célébrer cette date anniversaire comme il se doit, entourés de ceux, co-fondateurs, anciens présidents et membres d’honneur, qui ont œuvré ces dernières années en son sein.
Découvrez les premiers pas, il y a 30 ans de cela, d’une interne de Santé publique dans la spécialité. Les fondateurs du CliSP nous ont permis d’imaginer ces instants d’hésitation entre choix audacieux et enthousiasme ambitieux. Ils étaient les premiers, ils ont aidé à dessiner les contours d’une nouvelle spécialité dans laquelle s’épanouissent désormais plusieurs promotions d’internes.
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« Levez vos stylos ! » L’ordre tombe comme une délivrance, la fin d’une période longue et laborieuse. Laure* relève la tête, ses concours sont finis. Comme beaucoup d’autres étudiants en médecine, elle avait choisi de passer l’internat pour « faire quelque chose de sa vie ». Son oncle est un pédiatre renommé, son grand-père a dirigé un grand service de chirurgie générale… en choisissant médecine elle savait : elle devrait se spécialiser. En effet, deux ans auparavant, la loi portant réforme du troisième cycle des études médicales a finalement rendu le concours de l’internat obligatoire pour accéder aux spécialités. Laure avait suivi les nombreux débats entre le corps médical et le monde politique. Elle était même descendue dans la rue à plusieurs reprises avec de nombreux étudiants soucieux de devoir se confronter à un nouvel écrémage après une sélection initiale déjà sévère. La loi adoptée, Laure a donc passé les concours. Il est maintenant temps de choisir sa spécialité. Après de nombreuses réflexions, Laure décide de ne pas intégrer une spécialité clinique. Elle découvre que la réforme de 1982 avait créé trois nouvelles filières : Recherche, Médecine du travail et Santé publique. La Santé publique est maintenant une spécialité médicale universitaire mais ne paraît pas encore considérée comme légitime. Les uns pensent que sa création relève d’une posture idéologique allant à l’encontre des spécialités « nobles » ; d’autres la considère comme inutile ; au mieux on dira que c’est une étrangeté qui sera bien vite supprimée. Pourtant, Laure se lance : elle intégrera la promotion 1984 des internes de santé publique ! |
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Appuyée sur une vision holistique de la santé, l’évaluation d’impact sur la santé (EIS) se déploie dans le monde depuis le milieu des années 1990. Démarche permettant d’apprécier les impacts positifs comme négatifs sur la santé d’une politique ou d’un projet et d’agir sur les déterminants de la santé, l’EIS est l’occasion d’un vrai dialogue entre professionnels et citoyens. Muriel Dubreuil qui a réalisé l’une des premières EIS menées en France nous apporte quelques éléments de définition à ce sujet.
| Qu’est-ce qu’une Évaluation d’Impact sur la Santé ? MD : L’EIS est une démarche d’accompagnement du processus de décision publique en vue du développement de politiques favorables à la santé. Elle est définie comme un ensemble de procédures, méthodes et outils qui visent à identifier, généralement ex ante, des impacts positifs ou négatifs attendus d’une politique (d’un programme ou d’un projet) sur la santé de la population et leur distribution dans les différentes strates sociales. L’EIS permet d’estimer à l’aide d’informations scientifiques (données dites « probantes »), d’avis d’experts, de retours des habitants et de données de contexte, les impacts potentiels sur le bien-être des populations puis de proposer des recommandations visant à maximiser les gains potentiels en termes de santé et à limiter les dommages potentiels pour la santé. L’EIS est ainsi une démarche de travail partenariale permettant de partager des connaissances sur les déterminants de la santé, entre des responsables de politiques sectorielles et/ou de projets et des professionnels de santé publique sensibilisés à cette pratique. |
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CP : Pouvez-vous résumer votre parcours ? Après mon internat, je suis partie à Lyon où j’ai exercé en tant qu’AHU au pôle “information médicale-évaluation recherche” pendant 2 ans. J’ai dans le même temps démarré une thèse d’épidémiologie cardiovasculaire avec une équipe Inserm parisienne. J’ai alors eu l’opportunité de revenir à Paris dans le service de santé publique de Henri Mondor en tant qu’AHU. J’ai ensuite été nommée MCU-PH dans ce service pendant 5 ans puis PU-PH l’année dernière. |
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CP : Comment sont structurés les collèges universitaires en santé publique ?
FCP : Nous avons deux CNU (Conseils Nationaux d’Université) en santé publique qui nomment les professeurs d’université en santé publique, épidémiologie-prévention-économie de la santé et statistique-biostatistiques-informatique médicale. Je fais partie des universitaires du premier CNU.
Acteurs de prévention individuelle et collective et de promotion de la santé auprès des enfants scolarisés dans les établissements d’enseignement des premier et second degrés de leur secteur d’intervention, les médecins de l’éducation nationale exercent des missions de santé publique. Le Dr. Roux, conseiller technique, nous en dit plus.
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HO : Bonjour Madame Roux, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ? MTR : Après avoir exercé la médecine scolaire sur le terrain en secteur rural, j’ai assuré des fonctions de médecin responsable départemental puis de médecin conseiller de recteur pendant 13 ans. HO : Pourriez-vous nous décrire votre parcours de médecin de santé publique ? MTR : C’est en exerçant la médecine scolaire sur le terrain, que j’ai pris conscience de la nécessité d’évaluer les besoins pour mieux définir les objectifs et les priorités sur mon secteur d’intervention, compte tenu de l’ampleur des missions d’un médecin scolaire. Lorsque j’ai assuré des missions d’encadrement à l’échelle d’un département, je me suis rapprochée de l’Observatoire Régional de Santé pour mettre en place et évaluer un projet triennal de prévention du risque alcool, auprès de collégiens. Par la suite j’ai sollicité et obtenu la qualification en santé publique. Outre la formation dispensée à l’Ecole Nationale de Santé Publique (aujourd’hui EHESP) de Rennes pour devenir médecin scolaire, j’ai un diplôme universitaire de Médecine de l’Adolescent. |
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Quelle meilleure ville pour nous retrouver que celle la plus plébiscitée par les jeunes médecins pour effectuer leur internat ? C’est donc Nantes qui a l’honneur, pour la première fois, d’organiser et d’accueillir le 13ième Séminaire National de Formation des Internes en Santé Publique. Une ville pour parler de LA ville. Elle sera en effet au cœur de ces 3 jours de séminaires. Trois jours pour échanger, débattre, nous questionner sur des enjeux croissants de santé publique qui nous concernent et concerneront, à n’en pas douter, notre exercice futur.
Vous trouverez ci-joint le numéro 32 du Bulletin du CliSP dont la parution a lieu à l’occasion du SANFI des 26-28 avril 2017, à Nantes.
Au programme de ce numéro :
Dans cet ouvrage, Donna Dickenson nous invite à modérer notre enthousiasme face à la médecine de précision, ou médecine personnalisée, qui ne recherche pas forcément le bien collectif, coeur de préoccupation de la santé publique.
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Donna Dickenson est une philosophe américaine spécialiste des questions d’éthique médicale. Détentrice d’un master de la London School et d’un doctorat de l’université de Yale, Donna a passé l’essentiel de sa vie en Grande-Bretagne. Elle est devenue, en 2006, la première femme à recevoir le prix Spinoza-Lens international. |
Une fiche de lecture à retrouver dans le bulletin n°31 du mois d’octobre 2016
C’est la rentrée : nouvelle équipe, nouveaux projets !
C’est à l’aube d’une année riche et passionnante que j’écris ce premier édito. L’occasion de commencer par remercier tous les membres du Collège qui se sont déjà mis au travail pour, entre autres, vous concocter comme chaque année de beaux évènements, à commencer par ce Séminaire d’accueil (SANI), qui permettent de créer ce fameux « lien » entre tous les internes de santé publique.
Un choix « intime et audacieux »
Je souhaite chaleureusement la bienvenue à nos nouvelles recrues de la promotion 2016/17 (une grande année décidément) qui viennent gonfler les rangs d’une spécialité pleine d’avenir.
Laetitia Satimis – Présidente du CliSP