Flux d'actualité

Actualités – Mai 2019

Actualités en santé publique :

Alcool, problème majeur de santé publique et cause de 41 000 décès en France 

L’alcool, première cause évitable de mortalité chez les 15-30 ans, pose un défi majeur pour la Santé Publique en France. En effet, pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, sa consommation dans notre pays ne diminue plus.

En février 2019, Santé publique France annonçait que sa consommation était la même en 2017 par rapport à 2013, et qu’elle causait chaque année plus de 41 000 décès, dont 30 000 hommes.

Malgré la mise en garde de l’Académie Nationale de Médecine en 2012 concernant le ralentissement de la baisse de la consommation, l’alcool séduit de plus en plus les jeunes, poussés par l’affaiblissement continu de la loi Evin sous la pression du lobby alcoolier.

Or il convient de mettre en place une action efficace et coordonnée pour lutter contre l’alcoolisation en France. Ce message est porté par les analyses convergentes de l’Académie Nationale de Médecine, l’OMS, l’INCA, la Cour des Comptes, la Haute Autorité de Santé ainsi que nombre d’associations et de spécialistes.

Source : Académie nationale de médecine

Retrait du marché des implants mammaires macro-texturés et des implants mammaires à surface recouverte de polyuréthane.

Après avoir mené plusieurs études sur le risque de lymphomes anaplasiques à grandes cellules associés aux implants mammaires et après l’apparition des premiers cas en 2011, l’ANSM a décidé, par mesure de précaution, de retirer du marché les implants mammaires texturés et les implants mammaires à surface recouverte de polyuréthane.

En effet, les investigations menées par l’agence suggèrent qu’il existe un lien entre la texturation de ces implants et l’apparition de ce type de cancer. Comme le note le groupe d’experts sollicité :

« Dans le contexte de la recommandation faite par l’ANSM d’utiliser préférentiellement des implants lisses et compte tenu des doutes émis par les professionnels de santé, il convient d’interdire le recours à la texture Biocell d’Allergan. La plus grande prudence doit être réservée aux implants mammaires de textures équivalentes et aux implants polyuréthane. Le comité ne recommande toutefois pas d’explantation préventive de ces implants texturés. »

De fait, si l’agence recommande le retrait du marché des prothèses concernées, elle ne recommande pas pour autant leur retrait à titre préventif.

Source : ANSM & INCA

Que veulent les médecins ? 

C’est la question que s’est posée le Conseil national de l’Ordre, dans le cadre du Grand débat national et de l’examen du projet de loi « Ma Santé 2022 ». Pour cela, l’Ordre a invité les médecins à prendre la parole courant février et à faire leurs propositions sur son site internet.

Au total, ce sont 3 433 médecins qui ont répondu à cette consultation, et leurs réponses s’orientent sur six axes prioritaires :

·     Réformer l’hôpital, la médecine de ville et leur coopération ;

·     Apporter des solutions aux problématiques d’accès aux soins ;

·     Mettre fin à la surcharge administrative qui pèse sur les professionnels ;

·     Réformer la formation en tenant compte des différents types d’exercice, en révisant le numerus clausus et en humanisant les études médicales ;

·     Lever les freins et inquiétudes liées à la télémédecine et au numérique en santé, en facilitant l’utilisation du DPM et en harmonisant les logiciels interprofessionnels ;

·     Replacer le médecin au cœur des décisions, en réformant notamment le rôle des ARS et en associant mieux les patients.

Source: Conseil national de l’Ordre des médecins.

 Semaine européenne de la vaccination           

Du 24 au 30 avril 2019 a eu lieu la semaine européenne de la vaccination, événement ayant pour but de rappeler que la vaccination est un enjeu majeur de Santé Publique. Dans ce cadre Santé Publique France, associée au ministère des Solidarités, ont lancé une campagne sur différents médias afin de promouvoir la vaccination.

En parallèle, Santé Publique France dévoile les premiers résultats sur la couverture vaccinale des nouveaux-nés depuis l’instauration des onze vaccinations obligatoires. Ainsi, en comparaison de la couverture vaccinale à 7 mois des nourrissons nés entre janvier et mai 2018 à celle de ceux nés entre janvier et mai 2017, on observe :

  • Une augmentation de 36,4 points de la couverture vaccinale de la 1ère dose du vaccin contre le méningocoque C.
  • Une augmentation de 5,5 points de celle du vaccin hexavalent.
  • Une augmentation de 1,4 point de la première dise du vaccin contre le pneumocoque.

L’agence souligne également que l’importance de la vaccination pour la santé des enfants (91%) et pour la protection de la collectivité (87%) progresse dans l’opinion des parents (+5 points par rapport à juin 2018).

Sources : Santé publique France et la FNES

  Rapports/avis/articles d’intérêt:

Publication de journaux:

Newsletters: 

Embryons génétiquement modifiés : le CCNE appelle à une gouvernance renforcée au niveau mondial

Évaluation d’impact sur la santé, étape par étape

Le centre de collaboration nationale sur les politiques publiques et la santé de l’institut national de santé publique du Québec propose une formation en ligne (e-learning) gratuite (inscription nécessaire) sur les évaluations d’impact sur la santé. Le lien ici.

Devenir des internes de santé publique

Voici une enquête qui a été réalisée au sein du CLiSP par Frédéric Dugué et José Guerra en 2012 sur le devenir des AISP toutes promotions confondues.

Il est en libre accès jusqu’au 12 mai à ce lien !

Intégrer les sciences humaines et sociales dans un parcours de santé publique, exemple avec Hélène Colineaux

Retrouvez l’interview dans le bulletin 38 du CLISP !

Summer school Clinmed 2019 : Innover dans les dispositifs médicaux

École d’été | Santé, Innovation, Entreprise

Portée par l’Université Grenoble Alpes et l’Inserm, cette summer school utilise la méthode pédagogique très originale du « Learning by doing ». Inscrivez-vous avant le 1er mai 2019. Plus d’informations ici.

École thématique CNRS / Informations de santé spatialisées

Geostat

Plus d’informations sur cette formation dans le Haut-Rhin (68) à ce lien

Ecole d’été internationale de l’ISPED : Méthodes en Santé Publique

L’Institut de Santé Publique, d’Epidémiologie et de Développement (ISPED) organise une école d’été internationale qui a pour objectif de fournir des connaissances actualisées sur les principales méthodes et techniques épidémiologiques appliquées aux pays industrialisés et en développement pour aborder en pratique les grands problèmes de santé. Elle s’adresse à tous les professionnels de santé désirant acquérir une ou plusieurs des formations.

Durant l’édition 2019 de l’école d’été, du 20 Mai 2019 au 12 juillet 2019, 17 modules sont proposés.

Plus d’informations ici.

Désertification médicale

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L’Association des Petites Villes de France, Villes de France et la Mutuelle Nationale Territoriale organisent un colloque le 10 avril 2019, de 14h à 17h, au siège de la MNT situé 4 rue d’Athènes, 75009 Paris

La désertification médicale et la question de l’accès aux soins dans les territoires ne sont pas des problématiques nouvelles. Dans un contexte de renforcement des fractures territoriales et sociales, ces questions prennent néanmoins une dimensionbien particulière. Il s’agit d’un sujet de préoccupation central mis en avant par les Français dans les contributions au Grand Débat National, alors même que cette thématique n’avait initialement pas été retenue par le gouvernement.

Le programme est ici.

Santé et immigration en France et en Europe

Journe scientifique 1 980x400
  • Date : Mercredi 12 juin 2019
  • Horaires : 9h-17h30
  • Lieu : Université Paris Diderot, Bâtiment de la Halle aux Farines, Amphi Vilgrain (1A), Paris 13° (M14 Bibliothèque François Mitterrand)
  • Inscription, gratuite et obligatoire : lien.
  • Comité d’organisation : Anne Gosselin, Maria Melchior, Catherine Daurèle, Annabel Desgrées du Loû, pour l’ICM

Actualités – Avril 2019

Actualités en santé publique :

Facteurs de risque des patients hospitalisés pour un premier épisode d’accident vasculaire cérébral en France

Enjeu majeur de santé publique en France, les accidents vasculaires cérébraux le sont de part leur fréquence et les conséquences qu’ils impliquent en termes de létalité et de handicap lié aux séquelles.

Pour prévenir cela et améliorer la prise en charge des patients, le Plan d’action national Accidents vasculaires cérébraux (AVC) 2010-2014 préconise notamment de développer la prévention de l’AVC en déployant des actions de prévention et de dépistage des facteurs de risque d’AVC. Mais si ses facteurs sont mesurés dans certaines études sur échantillon, qu’en est-il au plan national ou régional ?

Le Système national des données de santé (SNDS) offre justement la possibilité d’analyser la population des AVC sur le territoire français de manière exhaustive et ce, à partir des données d’information médicale et de consommation de soins hospitaliers.

Afin de repérer et quantifier les facteurs de risque d’AVC, une méthode a été mise au point et testée sur les adultes de la cohorte 2012. Cet article revient sur cette cohorte et s’intéresse aux apports et limites de cette méthode sur l’identification des facteurs de risque d’AVC.

Source : IRDES

Le CliSP tient à saluer Camille Léandre pour sa publication, en tant que co-auteure de cette étude et ancienne interne de Santé Publique !

Un tableau d’experts de l’OMS ouvre la voie à un encadrement international puissant de la correction du génome humain

Alors que les avancées techniques dans le domaine de la génomique posent de nombreuses questions quant à leur bien-fondé, un nouveau comité consultatif de l’Organisation mondiale de la Santé a été créé. Il a pour but l’élaboration de normes mondiales pour l’encadrement et la surveillance de la correction du génome humain et a convenu de travailler pour instaurer un cadre international régissant ce domaine.

Les membres du comité ont également reconnu l’intérêt d’un registre central sur les recherches en matière de correction du génome humain pour pouvoir créer une base de données transparente et ouverte sur les travaux en cours. Ils ont demandé à l’OMS de commencer immédiatement à travailler à la création de ce registre.

Au cours des deux prochaines années, le comité procèdera à une série de consultations avec diverses parties prenantes. Elles auront pour but de donner des recommandations sur le cadre législatif qui se devra d’être évolutif, durable et adapté à une utilisation internationale mais aussi régionale.

Source : OMS

Décision du conseil constitutionnel sur les examens radiologiques osseux aux fins de détermination de l’âge : avis du Comité consultatif National d’Éthique

Faisant suite à la décision 2018-768 QPC du Conseil Constitutionnel sur l’autorisation d’utilisation des examens radiologiques osseux à des fins de détermination de l’âge, le Comité consultatif National d’Éthique s’est prononcé. Il rappelle que si cette technique peut s’avérer utile pour conférer aux enfants étrangers un statut de mineur et permettre de définir leurs droits, il souligne néanmoins les risques majeurs qu’elle peut induire.

Un des risques soulevés est notamment la délégation à la justice de la fixation, par des méthodes approximatives, d’un âge biologique tenant lieu d’âge réel. Enfin, le Comité rappelle que la réalisation de cet examen impose que le médecin soit au préalable assuré de l’information et du consentement effectif de la personne qu’il examine, ce qui suppose un interprétariat fiable et une appréciation de la liberté de consentir. Or, ces éléments ne sont pas toujours réunis.  

Source :CCNE

L’homéopathie en France : position de l’Académie nationale de médecine et de l’Académie nationale de pharmacie

Introduite à la fin du XVIIIème siècle par Samuel Hahnemann, l’homéopathie se fonde sur deux hypothèses : celle des similitudes (soigner le mal par le mal) et celle des hautes dilutions.

Or, les Académies Nationales de Médecine et de Pharmacie rappelles que les données scientifiques actuelles ne permettent de vérifier aucune de ces hypothèses. Elles soulignent donc, entre autres, qu’aucun diplôme universitaire d’homéopathie ne doit être délivré dans les facultés de médecine ni dans les facultés de pharmacie, que l’usage de homéopathie peut s’entendre dans des situations ou l’emploi d’une thérapie complémentaire est souhaité à condition qu’elle n’induise pas une perte de chance en retardant la procédure diagnostique et/ou l’établissement d’un traitement reconnu efficace, et qu’il n’est pas acceptable d’user de l’homéopathie comme « médecine alternative » dans les autres situations.  

Source : Académie nationale de médecine

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