[COVID19] Communiqué du 18 Mars 2020
COVID-19 : les acteurs de santé publique en 1ère ligne de la réponse à l’épidémie
Dans le contexte de l’actuelle crise sanitaire due au COVID-19, le Collège Universitaire des Enseignants de Santé Publique (CUESP), la Société Française de Santé Publique (SFSP) et le Collège de Liaison des Internes en Santé Publique (CLISP) encouragent et soutiennent :
- les démarches de mise à disposition de moyens humains auprès des autorités sanitaires comme celles engagées par les ARS au début du mois de mars pour la participation des internes de santé publique aux cellules d’accompagnement personnalisé des cas : accompagnement des personnes à risque, contact tracing etc ;
- tous les médecins et les internes de santé publique à signaler, auprès des établissements de santé auxquels ils sont rattachés, qu’ils sont mobilisables afin de participer à l’effort collectif des professionnels de santé durant la phase de circulation active du virus COVID-19, ceci pour s’engager activement dans la nécessaire réaffectation des tâches contribuant au bon fonctionnement du dispositif de lutte contre l’épidémie et du système de santé dans son ensemble ;
- l’investissement des efforts de recherche sur le sujet du COVID-19, en partageant les projets avec le réseau REACTing afin de coordonner les efforts sur l’ensemble du territoire français (https://reacting.inserm.fr/) ou en rejoignant les projets de recherche en santé publique et les initiatives telles que CODE-VIRUS (Coordination interDisciplinaire pour l’Etude de l’impact sociétal du CoronaVIRUS, http://www.msh-alpes.fr/fr/appel-collectif-shs-code-virus).
Pr Cyrille COLIN
Président du Collège Universitaire des Enseignants de Santé Publique (CUESP)
cyrille.colin@chu-lyon.fr
Pr Emmanuel RUSCH
Président de la Société Française de Santé Publique (SFSP)
accueil@sfsp.fr
Sixtine de LAFFOREST
Présidente du Collège de Liaison des Internes en Santé Publique (CLISP)
president@clisp.fr
La Société Française de Santé Publique appelle au maintien nécessaire de l’AME
Dans un communiqué de presse du 8 Octobre 2019, la Société Française de Santé Publique rappelle l’absolue nécessite de maintenir l’Aide Médicale d’Etat.
Cette prise de position intervient au moment où est débattue au Parlement la question de la politique migratoire de la France et le projet de loi de finances.
Évaluation d’impact sur la santé, étape par étape
Le centre de collaboration nationale sur les politiques publiques et la santé de l’institut national de santé publique du Québec propose une formation en ligne (e-learning) gratuite (inscription nécessaire) sur les évaluations d’impact sur la santé. Le lien ici.
Devenir des internes de santé publique
Voici une enquête qui a été réalisée au sein du CLiSP par Frédéric Dugué et José Guerra en 2012 sur le devenir des AISP toutes promotions confondues.
Il est en libre accès jusqu’au 12 mai à ce lien !
Communiqué
Le médecin de santé publique, un professionnel indispensable à l’atteinte des objectifs de “ma santé 2022”
Les grandes trajectoires de la transformation de notre système de santé, visant à améliorer la pertinence des prises en charge dans une logique de parcours organisés dans les territoires, ont été présentées le 18 septembre dernier par le Président de la République et les ministres des Solidarités et de la Santé et de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Au-delà des dispositifs de coordination et des changements structuraux envisagés, la place et la formation des professionnels de santé sont interrogées.
Parce qu’il est déjà formé à diagnostiquer les problèmes de santé d’une population, à mettre en œuvre les interventions nécessaires et à en évaluer l’impact, tout en optimisant l’utilisation des ressources disponibles, le médecin spécialiste de santé publique apparaît comme un professionnel indispensable à l’atteinte des objectifs de “ma santé 2022”. Placé à l’interface entre les acteurs du soin, de l’action publique et de la société civile, du fait de sa polyvalence et de sa capacité d’adaptation, le médecin de santé publique participe au décloisonnement du système de santé.
1/ Le médecin de santé publique mobilise professionnels et usagers pour favoriser la qualité et replacer le patient au cœur du soin. Expert de la qualité des soins et de leur sécurité au service des patients, il travaille à inclure l’usager dans l’évaluation et l’amélioration de la pertinence de sa prise en charge, s’inscrivant pleinement dans une démarche de démocratie sanitaire.
2/ Acteur du décloisonnement, le médecin de santé publique s’intègre dans un collectif de soins au service des patients. Avec les différentes parties prenantes, le médecin de santé publique élabore un diagnostic territorial de santé permettant de structurer avec cohérence la prise en charge de la population sur un territoire, tant en ville qu’à l’hôpital. Il fait le lien entre les différents acteurs de la santé impliqués sur ce territoire et contribue ainsi à rapprocher les professionnels du sanitaire, du médico-social et du social, les institutionnels, les associatifs et les élus. Il facilite l’implication des professionnels de la ville dans les dispositifs d’exercice coordonné tout en favorisant leur articulation avec les professionnels des groupements hospitaliers de territoire (GHT), dans le but d’optimiser les parcours de soins. Enfin, il contribue à l’évaluation de l’ensemble des organisations mises en place et à la rationalisation des ressources engagées. Il permet ainsi d’inscrire durablement les politiques de santé sur le territoire.
3/ Un cadre d’exercice territorial de médecin de santé publique doit ainsi être formalisé afin de répondre au mieux aux enjeux de la santé de demain. Sous la forme d’une pratique facilitant la fonction d’interface, ce cadre doit se déployer selon trois dimensions :
- l’action en santé publique, avec l’élaboration, le pilotage et l’évaluation de projets de santé territoriaux globaux, cohérents, impliquant tous les acteurs, professionnels et usagers, au sein des différents dispositifs (Communautés Professionnelles Territoriales de Santé – CPTS, GHT …) ;
- l’aide à la décision en santé publique, avec l’apport de son expertise à l’échelle collective pour assurer l’amélioration de la santé de la population ;
- la recherche structurée en santé publique, tant en organisation et qualité des soins qu’en prévention et promotion de la santé.
CLISP (Collège de Liaison des Internes de Santé Publique) contact@clisp.fr
SNSP (Syndicat National des médecins spécialistes de Santé Publique) president@snsp.org
AISP (Alumni de l’Internat de Santé Publique) contact@ancien-interne-santepub.fr
Communiqué : Plus de médecins de santé publique pour répondre aux enjeux du système de santé
Bordeaux, le 27 avril 2018
En décembre 2017, à l’issue d’un processus de concertation de plusieurs mois, la France s’est dotée d’une Stratégie Nationale de Santé 2018-2022 dont son axe prioritaire affirme le déploiement d’une politique de promotion de la santé en incluant la prévention dans tous les milieux et tout au long de la vie. Le 26 mars dernier, le Plan National de Santé Publique, déclinaison opérationnelle de ce premier axe, était présenté lors d’un Comité interministériel pour la santé, dans les locaux de Santé publique France.
Réunis en séminaire annuel national de formation à Bordeaux du 24 au 27 avril, les internes de santé publique ont profité de ces trois jours pour interroger les enjeux de prévention actuels et à venir. Comment construire des politiques publiques concertées et coordonnées favorables à la santé ? Comment injecter davantage de prévention dans le système de soins et développer les pratiques cliniques préventives ? Quel modèle de financement et d’évaluation pour les actions de prévention ?
Parce qu’ils sont résolument tournés vers une approche collective, les médecins de santé publique travaillent à la préservation de l’état de santé qu’ils conçoivent comme un capital susceptible d’être entamé par les tumultes de l’existence. Conscients de leur responsabilité populationnelle, la lutte contre les inégalités sociales et territoriales de santé est au coeur de leur pratique professionnelle et ils oeuvrent à faire émerger des environnements de vie favorables à la santé.
Fort d’une formation de quatre années d’internat au cours desquelles ils alternent notamment entre des stages en milieu hospitalier, en équipe de recherche et en structures d’administration de la santé, les internes de santé publique acquièrent une connaissance approfondie du système de santé. A l’intersection des paradigmes, ils traduiront leur action dans l’intersectorialité en coopération avec de nombreux professionnels.
Le médecin de santé publique doit pouvoir trouver une place de choix dans l’effort de coordination des actions de prévention et de promotion de la santé. Il participe à la définition du diagnostic territorial de santé, à l’élaboration d’interventions fondées sur des données probantes et au transfert des connaissances, à orienter les actions pour répondre aux exigences du territoire, à formaliser les relations entre les dispositifs, les acteurs et les populations, à organiser des formations, à construire les outils de gestion et d’évaluation nécessaires, à élaborer une communication appropriée.
La réorientation du système de santé vers davantage de prévention doit évidemment se faire avec tous les acteurs, toutes les parties prenantes et surtout la population. Les médecins de santé publique, experts médicaux, doivent aussi prendre leur part dans le processus. La formation et la recherche en santé publique sont deux préalables indispensables à ce changement.
Pour répondre aux besoins d’aujourd’hui et de demain en médecins de santé publique, le Collège de liaison des internes de santé publique demande donc que le nombre de postes d’internes ouverts aux ECNi 2018 soit porté à 100.
le Clisp
Enquête Egalité Homme-Femme
« Hey doc, les études médicales sont-elles vraiment sexistes ? »
Voici la première grande enquête nationale sur le sexisme dans nos études médicales.
Elle concerne les internes hommes ET femmes et ne dure que quelques minutes :
Cette enquête est complètement anonyme et réalisée par l’ISNI (InterSyndicat National des Internes). Elle a pour objectif de mieux définir le sexisme dans nos études médicales et d’en comprendre l’impact sur nos choix de carrière.
La littérature rapporte que 30-60 % de femmes et 5-8 % d’hommes en médecine sont victimes de sexisme durant leur étude.
Merci à tous et toutes pour votre participation.
La SFSP réaffirme les conditions nécessaires à une loi de santé ambitieuse
Voici ci dessous le communiqué de presse publié par la SFSP le 16 Décembre 2014 concernant la loi de santé.
La SFSP s’inquiète de la polarisation des débats sur la loi de Santé autour des seules questions de gestion du système de soins. Elle réaffirme le besoin impérieux d’une loi ambitieuse déclinant une Stratégie nationale de santé visant la réduction des inégalités de santé et de la part évitable de la mortalité, de la morbidité et des incapacités, particulièrement élevées dans notre pays par rapport aux autres pays d’Europe de l’Ouest.
Enquête sur le devenir des médecins spécialistes de santé publique
Le Collège de Liaison des Internes de Santé Publique réalise actuellement une étude visant à effectuer un panorama exhaustif des carrières, des multiples champs d’actions et des formations possibles pour les médecins spécialistes de santé publique. Cette description permettra de valoriser grandement notre discipline, qui reste encore très mal connue, ainsi que d’améliorer notre formation.
En tant que médecin spécialiste de santé publique, nous vous invitons chaleureusement – si vous n’avez pas déjà eu l’occasion de le faire ! – à participer à cette enquête en répondant à un questionnaire portant sur votre parcours et votre exercice actuel de médecin spécialiste de santé publique.
Vous souhaitez participer : il suffit de nous envoyer un courriel à l’adresse aisp@clisp.fr pour que nous puissions vous envoyer une invitation (avec vos prénom, nom et courriel).
En effet, ce questionnaire est en accès restreint, géré par une table d’invitations. Pour cette raison, le questionnaire n’est accessible après envoi par courriel d’une demande individualisée. Les réponses que vous donnerez seront en revanche enregistrées de façon anonyme.
Il vous suffira de 10 minutes pour compléter ce questionnaire. Vous recevrez évidemment l’ensemble des résultats.
Pour que ses résultats soient pertinents, l’enquête doit être la plus exhaustive possible ! À la fin du questionnaire, vous aurez la possibilité d’insérer quelques contacts de camarades de promotion ou collègues médecins spécialistes de santé publique. Nous comptons en effet beaucoup sur un effet boule de neige pour toucher un nombre aussi grand que possible de médecins spécialistes de santé publique. Seuls ceux qui n’ont pas encore participé à l’étude recevront l’invitation. Si vous avez en votre possession un annuaire ou une liste de diffusion (même anciens), n’hésitez pas à nous le/la transmettre par courriel à l’adresse aisp@clisp.fr.
Merci d’avance pour votre aide à la promotion de notre spécialité ! Nous sommes à votre disposition pour toute question à l’adresse aisp@clisp.fr.
Chargé de l’enquête : Jean-Baptiste Gorre / Responsable de l’enquête : José Guerra / Mise en œuvre de l’enquête : Jean-Baptiste Gorre, Frédéric Dugué / Groupe de travail : Mélodie Bernaux, Blandine Binachon, Martin Blachier, Frédéric Dugué, Jean-Baptiste Gorre, José Guerra, Antoine Neuraz
Cette enquête a fait l’objet d’une déclaration normale (n°1554861v0 du 26 décembre 2011) auprès de la CNIL
HPST mai 2009
Lettres envoyées au sénateur CAZEAU, ainsi qu’au CUESP et au CIMES, dans le cadre de la loi HPST

