Bulletins
Le bulletin est une parution pluriannuelle du CLiSP. Distribué gratuitement lors des événements organisés par l’association au cours de l’année, vous pouvez retrouver les versions numériques ci-dessous.
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Le bulletin est une parution pluriannuelle du CLiSP. Distribué gratuitement lors des événements organisés par l’association au cours de l’année, vous pouvez retrouver les versions numériques ci-dessous.
Vous trouverez ici le numéro 35 du Bulletin du CliSP dont la parution a lieu à l’occasion du SANFI des 25-27 avril 2018, à Bordeaux.
Au programme de ce numéro :
Retrouvez l’interview dans le bulletin 35 du CLISP !
Voilà que s’achève une année supplémentaire de la vie du CliSP. L’heure du bilan approche et le bureau va être renouvelé à l’issue du CliSPro. Certains de ses membres ont bien voulu se prêter au jeu des questions/réponses et décrire leur mandat. L’occasion, donc, pour la rédaction de revenir sur un an de travail de l’équipe au service de tous les internes de santé publique.
La santé publique est une spécialité médicale qui confine, comme beaucoup d’autres, au don de soi. En ce sens, il apparaît naturel pour un interne de santé publique d’évoluer dans le monde associatif qui, par essence, est celui du bénévolat. Pourtant, on ne s’improvise par “bénévol” et il est nécessaire de disposer de qualités particulières, ne serait-ce que les aptitudes relationnelles permettant de travailler en équipe. Les membres du collège autant que ceux du bureau ont notamment su faire preuve, tout au long de cette année universitaire, d’abnégation et de dévouement. Il en faut, c’est indéniable, pour agir dans le milieu associatif, troublé par les contingences de toute sorte. On ne s’engage pas pour les autres par hasard.
Par ailleurs, parce qu’il devra souvent mener des projets, convaincre et entraîner les énergies, le médecin de santé publique doit pouvoir dialoguer, fédérer et manager. Ces qualités s’appréhendent dans le contexte associatif. Mieux, participer à la vie d’une association permet de développer des compétences que notre formation ne permet pas toujours de saisir et qui, pourtant, constituent un réel atout pour son futur professionnel. Encadrer une équipe dans laquelle chacun s’investit selon ses moyens, ses envies, avec une intensité variable, tenir compte des exigences des uns et des désaccords des autres, gérer les contraintes d’emploi du temps, faire en sorte que tous trouvent leur place : la vie associative ressemble vite à celle d’une mini-entreprise. Bien entendu, les apports varient selon le poste occupé et les projets ne manquent pas pour que chacun puisse trouver sa juste place.
Haut fonctionnaire, médecin de santé publique, Françoise Schaetzel est également conseillère municipale à la ville de Strasbourg et conseillère de l’Eurométropole déléguée « au suivi de la qualité de l’air ». Elle accepte pour nous de revenir sur quelques aspects de son (vaste) parcours professionnel.
S.G. : Bonjour Madame. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
F.S. : Je suis actuellement dans la haute fonction publique d’Etat, chargée d’évaluation de politiques de santé et cela depuis maintenant 10 ans. Mon activité professionnelle initiale est celle de la médecine générale : j’ai exercé plusieurs années dans un quartier sensible de Strasbourg. Cette expérience de terrain a fait de moi une militante convaincue de la médecine de premier recours. Plus tard, devenue médecin inspecteur de santé publique (MISP), j’ai occupé plusieurs postes en administration de la santé, réalisant nombre d’allers-retours entre DDASS et DRASS. J’ai par la suite rejoint une direction interministérielle en charge des questions santé et pauvreté. Plusieurs années enseignante à l’Ecole nationale de santé publique (devenue désormais l’Ecole des hautes études en santé publique, EHESP, ndlr.), j’ai beaucoup travaillé sur l’évaluation des politiques de santé et c’est sans doute en partie pourquoi je me sens bien dans ma fonction actuelle.
S.G. : C’est là un questionnement récurrent des internes de santé publique que le choix (ou non) du saut statutaire. Quelles opportunités vous a apporté le statut de MISP ?
F.S. : J’ai rejoint le corps des MISP dans les années 1980. Dans une administration où la créativité et l’innovation étaient possibles, j’ai contribué à créer les premières conférences régionales de santé, qui contribuaient à introduire une démocratie sanitaire dans la définition et la mise en œuvre des politiques régionales de la santé. Mon double regard, de professionnel médical et de professionnel de santé publique, m’a toujours permis d’appréhender les sujets avec le souci du décloisonnement. C’est ainsi que j’ai pu mettre en place des programmes de santé intégrés portant tout à la fois sur la prévention, le soin, la réadaptation ou les soins palliatifs.

Vous trouverez ci-joint le numéro 33 du Bulletin du CliSP dont la parution a lieu à l’occasion du CliSPro des 28-30 juin 2017, à Paris.
Au programme de ce numéro :
MI : À travers ce livre, Laurent Chambaud, amène à une réflexion autour de 10 grandes questions de santé publique. Ainsi, le livre commence par une question ô combien existentielle : « Qu’est-ce que la santé publique ? ».
LS : La santé publique est ici définie comme « une rencontre à différents niveaux » : entre besoins, offres et demandes, entre disciplines (méthodes), entre cure et care, et enfin « entre science, décision et action collective ». Peut-on faire plus juste et plus inspirant?
MI : Il continue ensuite sur des thèmes variés et ayant tout leur sens dans l’actualité en santé : la prévention, les crises sanitaires, les nouvelles technologies, les inégalités de santé, la démocratie et la santé, l’éthique…
Le Dr François Bourdillon, directeur général de Santé publique France, qui nous fait par ailleurs l’honneur d’intervenir lors du SANI, a accepté de répondre à quelques-unes de nos questions.
AS : Comment êtes-vous venu à la santé publique ?
Avec le SIDA, j’étais chargé de mission à l’ORS Ile-de-France sur le SIDA et j’assurais des consultations VIH à Louis Mourier. Le ministère de la santé m’a alors proposé un poste de chargé de mission à la mission SIDA de la direction des hôpitaux (devenue direction générale de l’offre de soins). Il s’agissait de contribuer à adapter notre système de santé pour faire face à l’épidémie de VIH – SIDA. Tout était à construire. Nous avons mis en place un système d’information hospitalier pour savoir où étaient soignés les patients, à quel stade ils étaient. Nous avons coordonné le premier groupe d’experts pour élaborer les premières recommandations de pratiques cliniques du SIDA. Nous avons développé un plaidoyer pour financer les soins et en particulier les antirétroviraux.
C’est ainsi que j’ai commencé la santé publique ; je suis devenu ensuite responsable de la mission SIDA et depuis je n’ai jamais arrêté la santé publique !
E. Richaud-Eyraud*, G. Rey*
*Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc-Inserm), Le Kremlin-Bicêtre
L’objectif de cette étude est d’évaluer la variabilité de la remontée des certificats de décès en cas de mort suspecte.
Maxime Wack, ISP à Nancy
Que vous alliez prochainement en stage en épidémiologie ou dans d’autres terrains de stage moins orientés «stats», il faudra certainement passer par la case «réaliser une étude descriptive», et faire au minimum des tableaux descriptifs voire comparatifs.
Cette tâche est vite répétitive, et même s’il existe déjà de nombreuses solutions permettant de produire de tels tableaux, on y retrouve un certain nombre de lacunes rendant leur utilisation en routine peu pratique (résultat figé dans un format prédéterminé et/ou non modifiable, personnalisation du contenu limitée, maniement complexe nécessitant un apprentissage).

Le bulletin que vous tenez entre les mains est, une fois encore, en ce mois d’octobre, l’occasion d’un trait d’union. Premier numéro de l’année universitaire 2017-2018, il est d’abord un trait d’union entre un semestre d’internat qui s’achève et le suivant qui s’annonce. Il permet de poser les bases de l’année nouvelle et de réviser ses projets. C’est aussi le trait d’union entre les équipes du CliSP puisque cela fait maintenant près de quatre mois que le nouveau bureau élu est au travail en parfaite cohérence avec le mandat de Laetitia Satilmis que je remercie encore pour son engagement sans faille au service des internes et de notre spécialité.
Trait d’union entre deux périodes mais trait d’union, aussi, entre deux modes de représentation : le nouveau Collège, désormais constitué des représentants de toutes les villes de l’internat, fait exister le CliSP au plus près de tous les internes. Ce bulletin est enfin un trait d’union entre promotions. Soulignant le travail de production et de recherche des internes en formation à travers les présentations du dernier CAISP , il permet également de souhaiter la bienvenue à ceux d’entre vous qui nous rejoignent à l’issue des iECN 2017.