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M2 Méthodes et outils d’évaluation des risques sanitaires liés à l’environnement | Rennes

Ville : Rennes
Université : EHESP, Université de Rennes 1 et Université de Rennes 2
Mode d’enseignement : Présentiel
Site internet : https://www.ehesp.fr/formation/formations-diplomantes/master-methodes-et-outils-devaluation-des-risques-sanitaires-lies-a-lenvironnement/

Description : 

Les objectifs de la spécialité : 

Ce parcours vise à former des méthodologistes en réponse aux besoins des décideurs en santé environnementale.

Les méthodes enseignées sont :

  • méthode de l’évaluation des risques sanitaires chimiques selon le référentiel de compétences de la norme NF EN 16736 : 2015 sur les exigences de la formation à l’évaluation des risques sanitaires des substances chimiques ;
  • méthode de diagnostic, surveillance, évaluation des impacts et des actions.

Les pré-requis : 

Master 1 du domaine Sciences, Technologie et Santé maîtrisant le français et ayant des bases en anglais

Les compétences attendues à l’issue de la formation : 

À l’issue de la formation, l’étudiant connait et comprend :

  • Les enjeux en santé environnementale, le rôle des acteurs principaux du domaine, ainsi que la place des différentes méthodes et outils d’évaluation et de surveillance dans le dispositif de sécurité sanitaire
  • Les principes et méthodes de l’épidémiologie environnementale, de la toxicologie, de l’évaluation des expositions des populations et de l’évaluation des risques sanitaires

L’étudiant est également capable :

  • de contribuer à une évaluation des risques sanitaires ou surveillance en santé environnementale

Il choisit de connaître, au choix :

  • l’application de l’évaluation des risques sanitaires dans les contextes de la santé publique et de la réglementation de l’Union européenne
  • les principes et méthodes de modélisation du comportement des polluants de la source (pollution de l’air, de l’eau, des sols…) jusqu’à la dose reçue par l’homme
  • les principes et méthodes de modélisation de la réponse de l’organisme humain aux polluants
  • les méthodes avancées en évaluation des risques sanitaires sur la quantification des incertitudes, la prise en compte des mélanges et les perspectives offertes par les méthodes omiques
  • les différents contextes d’évaluation des risques sanitaires liés aux substances chimiques

OU

  • les méthodes et outils pour porter un diagnostic de santé environnementale au niveau d’un territoire,
  • les méthodes et outils pour mettre en place ou évaluer un système de surveillance d’un problème de santé environnementale,
  • Par ailleurs, l’étudiant sait :
  • évaluer l’impact sur la santé d’un aménagement, projet ou infrastructure
  • évaluer une action en santé environnementale

Enfin, il est capable :

  • de définir la portée, les limites et l’objectif d’une évaluation ou surveillance en santé environnementale en vue d’une prise de décision
  • d’entreprendre des recherches documentaires exhaustives et d’interroger les bases de données pertinentes pour identifier et obtenir les informations nécessaires à une évaluation en santé environnementale
  • d’évaluer de manière critique la qualité des données
  • de procéder à une analyse critique d’une évaluation ou d’une surveillance et d’évaluer la pertinence de ses conclusions dans un contexte de santé publique ou réglementaire

M2 Méthodes d’Évaluation de la Qualité et de la Sécurité des soins | Rennes

Ville : Rennes
Université : Université de Rennes 1 et Université de Nantes
Mode d’enseignement : Présentiel
Site internet : https://medecine.univ-rennes1.fr/master-2-methodes-devaluation-de-la-qualite-et-de-la-securite-des-soins

Description : 

Ce parcours de Master 2 porte sur l’identification des enjeux tels que la pertinence et la sécurité des parcours de soins, l’implication des patients et des usagers dans cette démarche, mais aussi l’évaluation et l’impact des actions mises en œuvres pour y répondre. Le Master 2 est porté par les équipes de santé publique des universités de Rennes 1 et de Nantes, en association avec de nombreux professionnels impliqués dans ces démarches à l’hôpital comme en ville, dans le secteur sanitaire comme le secteur médico-social.

Les objectifs de la spécialité : 

Depuis plusieurs années les démarches d’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins se sont imposées dans tous les établissements sanitaires, médico-sociaux, publics et privés, ainsi qu’en soins primaires. Elles structurent maintenant les politiques territoriales autour de nouveaux enjeux, tels que la pertinence des soins, la sécurité et l’implication du patient dans son parcours de soin… La question de l’évaluation de ces plans d’actions et de ces politiques est donc aujourd’hui primordiale, tant du point de vue des tutelles et des professionnels que du patient et de l’usager.

L’identification de ces enjeux dans le contexte du système de santé français et l’acquisition des compétences nécessaires à la conduite de ces démarches d’évaluation représentent les objectifs prioritaires de ce parcours de Master 2 porté par les équipes de santé publique des universités de Rennes 1 et de Nantes.

Les pré-requis : 

  • Accès direct pour les étudiants titulaires d’un Master 1 Santé Publique de l’Université Rennes 1.
  • Pour les autres candidats, l’accès au Master 2 est conditionné à l’examen du dossier.

Les compétences attendues à l’issue de la formation : 

  • UE1 : Méthodes de recherche documentaire, d’élaboration des RPC et d’analyse critique de la littérature
  • UE2 : Méthodes de gestion et de communication d’un projet d’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins
  • UE3 : Méthodes de management de la qualité et de la sécurité des soins
  • UE4 : Méthodes favorisant l’implication des patients et de leur entourage dans la qualité et la sécurité des soins, méthodes d’analyse qualitative
  • UE5 : Méthodes d’évaluation des performances en santé
  • UE6 : Mesure de l’impact des interventions dans le domaine de la qualité et de la sécurité des soins
  • UE7 : Méthodes d’analyse des processus et des parcours de soins
  • UE8 : Méthodes d’analyse et de gestion des risques en milieu de soins

Une 1ère semaine début septembre est consacrée à une mise à niveau au regard des parcours des étudiants.

A l’issue de cette formation, votre maîtrise des méthodes et des outils de gestion de projets, d’évaluation de l’impact des actions d’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins sur les parcours de soins, associée à vos connaissances sur le système de santé et ses enjeux vous permettront d’accéder à des postes de responsabilités dans le management par la qualité et la gestion des risques, dans des établissements sanitaires et médico-sociaux, des administrations  de la santé mais aussi dans le secteur privé.

M2 Evaluation et Prévention des Risques Professionnels | Rennes

Ville : Rennes
Université : Université de Rennes 1 Faculté de médecine, EHESP
Responsables : Christophe Paris et Véronique Daubas-Letourneux
Mode d’enseignement : Présentiel ou à distance par visioconférence
Site internet : https://medecine.univ-rennes1.fr/master-2-evaluation-et-prevention-des-risques-professionnels

Description : 

Cette spécialité vise à former des spécialistes des méthodes d’évaluation des risques pour la  santé liés au travail, qui exerceront dans des entreprises, des organismes de recherche ou d’expertise. Elle vise aussi à former des cadres généralistes en entreprise ou en service de santé inter-entreprises, ou de sociétés de conseil, capables d’appréhender l’ensemble des facteurs influençant la santé des personnels et de conduire la politique de prévention des entreprises dans le domaine. La formation à la recherche visera quant à elle à appréhender les outils nécessaires à l’étude des relations travail – santé, en particulier dans le domaine de la caractérisation des expositions professionnelles et des situations de travail, et de l’établissement d’un lien avec la santé. Ce master a donc une double finalité professionnelle et d’initiation à la recherche. Par le caractère intégré des connaissances et compétences qu’il permet d’acquérir en vue de l’évaluation et de la prévention des risques sanitaires liés au travail, ce master 2 est tout à fait original dans l’offre existante de formation dans l’enseignement supérieur.

Les objectifs de la spécialité : 

Ce Master a une double finalité :

  • Professionnelle : Cette spécialité vise à former des spécialistes de la santé au travail, capables d’appréhender l’ensemble des facteurs influençant la santé au travail des personnels et de conduire et coordonner la politique de prévention des entreprises dans le domaine, en lien par exemple avec les services de santé au travail.
  • Recherche : S’adossant à l’Inserm U1085 et à l’EHESP, cette spécialité vise également à maîtriser les méthodes et outils nécessaires à l’établissement d’un lien entre travail et santé, en particulier dans le domaine de la caractérisation des expositions professionnelles et des situations de travail.
  • Le Master EPPRO se positionne parmi les rares masters couvrant de manière intégrée l’évaluation ainsi que la prévention des risques pour la santé liés aux conditions de travail, en prenant en compte de manière systémique les facteurs contribuant aux risques chimiques, biologiques, physiques et psycho-sociaux.
  • Le Master EPPRO est également lié au Master Santé Publique er Risques Environnementaux (SPRE: Paris-Descartes, EHESP, Paris-Sud, Univ. de Lorraine) dont il partage plusieurs UE.

Les pré-requis : 

  • Accès direct pour les étudiants titulaires d’un Master 1 Santé Publique de l’Université Rennes 1.
  • Pour les autres candidats, l’accès au Master 2 est conditionné à l’examen du dossier. Dans tous les cas, les étudiants doivent être titulaires d’un Master 1. La lecture de l’anglais est requise.

Les compétences attendues à l’issue de la formation : 

  • Mise à niveau en toxicologie et épidémiologie (facultatif, selon les formations initiales)
  • UE 1 – La Santé au Travail en Santé Publique : Contexte, Acteurs, Enjeux
  • UE 2 – Epidémiologie appliquée à l’Environnement (*)
  • UE 3 – Toxicologie Professionnelle et Environnementale (*)
  • UE 4 – Evaluation de l’Exposition aux Xénobiotiques (*)
  • UE 5 – Evaluation des Risques Sanitaires (*)
  • UE 6 – Epidémiologie en milieu de travail
  • UE 7 – Evaluation des Risques Chimiques et Biologiques en Milieu Professionnel
  • UE 8 – Connaissance et Evaluation des Troubles musculo-squelettiques et des Risques psychosociaux au travail –– Analyse Ergonomique du Travail
  • UE 9 – Prévention des Risques pour la Santé liés à l’activité de travail : Mise en Œuvre et Evaluation
  • UE 10 – Stage Recherche ou Professionnel

(*) Nota : les UE 2, UE3, UE4, UE5, ainsi que l’UE6 sont des UE du Master SPRE.

Débouchés professionnels : Universités et organismes de recherche, entreprises des secteurs industriels et des services, bureaux d’études, services ou administrations chargés de la santé au travail aux niveaux national ou local, agences et instituts nationaux concernés par le champ santé-travail, organismes internationaux compétents, …

M2 Sciences des Données de Santé | Rennes

Ville : Rennes
Université : Université de Rennes 1 Faculté de médecine
Responsable : Marc Cuggia
Mode d’enseignement : Présentiel
Site internet : https://medecine.univ-rennes1.fr/master-2-sciences-des-donnees-en-sante

Description : 

L’informatisation du système de santé conduit à une production considérable de données patient. Le Master 2 Sciences des Données en Santé porte ainsi sur l’exploitation de ce « Big Data » qui nécessitede multiples compétences adaptées au domaine.

Les objectifs de la spécialité : 

L’objectif principal du Master 2 Sciences des Données en Santé est de doter l’étudiant de compétences méthodologiques et techniques de traitement des données massives en santé (DMS). Ces compétences reposent sur les objectifs suivants :

  • Connaitre l’écosystème des DMS  
  • Maitriser les méthodes et les outils  d’intégration des DMS
  • Maitriser les méthodes de traitement et  d’analyse des DMS (Bio Statistiques avancées, fouille de données, apprentissage automatique profond, visualisation des données)
  • Maitriser les méthodes de TextMining
  • Connaître et mettre en œuvre le cadre réglementaire de protection des DMS.

Les pré-requis : 

  • Accès direct pour les étudiants titulaires d’un Master 1 Santé Publique de l’Université Rennes 1.
  • Pour les autres candidats, l’accès au Master 2 est conditionné à l’examen du dossier. Dans tous les cas, les étudiants doivent être titulaires d’un Master 1.

Les compétences attendues à l’issue de la formation : 

UE du tronc commun :

  • Systèmes d’information et données de santé
  • Intégration des données en santé
  • Traitement de données textuelles en santé
  • Représentation sémantique des données (Standardisation des connaissances et bio-ontologies)
  • Biostatistiques, Data Mining et Recherche d’Information en santé
  • Protection des données de santé et éthique du numérique

UE optionnelles :

  • Données massives en santé : application à la recherche
  • Analyse décisionnelle et médico-économique des données de santé

Ce parcours vise à faire acquérir aux étudiants un profil répondant aux nouveaux métiers de « Data Scientist » en santé, dont les débouchés sont nombreuses et en constante augmentation, que ce soit pour la recherche biomédicale ou l’analyse stratégique : dans les centres de données cliniques des hôpitaux, les laboratoires de recherche, les tutelles (ARS, etc), l’industrie pharmaceutique, les sociétés spécialisées dans l’analyses des données médicales.

Les diplômés peuvent prétendre aux postes suivants :

  • Chercheur, enseignement-chercheur (sous réserve de l’obtention d’un doctorat)
  • Méthodologiste en data science
  • Ingénieur chef de projet
  • Informaticien d’étude
  • Médecin en charge de l’information médicale
  • Consultant

Journal et Web Conférences de l’Université d’été francophone en santé publique

Bonjour à toutes et à tous, 

La 17ème Université d’été francophone en santé publique devait s’ouvrir aujourd’hui 29 juin 2020 à Besançon. Comme vous le savez et en raison de la situation sanitaire, nous avons été malheureusement dans l’obligation de reporter cette édition au format « présentiel » en juillet 2021 (cf. l’édito des organisateurs dans le journal ci-joint : « Rebondir »). 
Dans l’attente de cette prochaine édition, et avec le soutien de ses partenaires institutionnels, l’équipe de l’Université d’été propose plusieurs initiatives. Elles ont été rendues possibles grâce à la complicité et la participation active du Comité de rédaction du Journal de l’Université et des pilotes des modules : 
· Des hors-séries du « Temps de l’Université », intitulé « Le Temps d’après », seront publiés tous les deux mois (5 numéros jusqu’en mars 2021). Vous trouverez en pièce jointe le n°1. 
· Des Web Conférences « Pour une santé publique plurielle » seront programmées à partir de la rentrée (septembre) et se dérouleront tous les mois, également jusqu’en mars 2021. Leurs thématiques seront en rapport avec les sujets d’actualité traités dans les  modules  2020/2021. Un calendrier, avec les titres de ces conférences et les intervenants, vous sera transmis en septembre prochain.    
[…]
Lara Destaing et Francois Baudier
Pour l’équipe de l’Université d’été

Télécharger le Journal n°1

Impact du confinement sur les usagers de drogues en France

L’OFDT (Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies) publie son deuxième bulletin d’analyse du dispositif Tendances récentes et nouvelles drogues (TREND).
Créé en 1999, ce dernier assure une veille concernant les tendances et les phénomènes émergents en matière de drogues. Les données analysées ont été collectées auprès d’acteurs locaux implantés dans 8 agglomérations métropolitaines, par des méthodes qualitatives (entretiens ethnographiques, focus groups ou entretiens individuels), pour les mois d’avril et mai 2020.

Ce bulletin s’intéresse particulièrement à trois phénomènes :

1) L’évolution des contextes d’usages de drogues :
Facteurs de réduction des usages : la diminution des réserves de produits, l’impossibilité d’approvisionnement local, le confinement avec l’entourage (non informé de l’usage de drogue, ou non tolérant par rapport à la consommation), la raréfaction des temps festifs (MDMA, cocaïne, kétamine, LSD), l’occasion pour la réduction d’une consommation devenue envahissante ;
Facteurs d’augmentation des usages : la diminution de l’abstinence liée aux horaires de travail en présentiel, les effets psychologiques du confinement (anxiété, isolement…), la constitution de réserves (cocaïne, cannabis) difficiles à gérer, l’ennui (alcool) ;
Facteurs de diversification de la consommation de drogues : les difficultés d’approvisionnement (variant en fonction de la zone géographique) entraînant un report vers les médicaments de substitution aux opioïdes, les benzodiazépines et le cannabis en remplacement de l’héroïne, la diminution des ressources économiques des usagers, des revenus issus de la mendicité, et la difficulté du maintien ou de l’obtention des prestations sociales (RSA).

2) Les difficultés rencontrées par les CSAPA (centres de soins d’accompagnement et de prévention en addictologie) et CAARUD (centres d’accueil et d’accompagnement à la RdRD* pour usagers de drogues) et l’adaptation des pratiques :
Accompagnement socio-sanitaire à l’épreuve de la distanciation sociale :
Utilisation de modes de délivrance alternatifs pour les traitements de substitution, le matériel de RdRD ; augmentation de la file active du dispositif de RdRD à distance (en mars 2020, plus forte hausse depuis la création du programme), ordonnances de traitements de substitution aux opioïdes faxées aux pharmacies, problème de la confidentialité des téléconsultations en cas de confinement avec l’entourage.
Augmentation de la charge de travail des professionnels de santé impliqués :
Augmentation des temps d’écoute nécessaires (isolement), de démarches administratives, de prévention par la multiplication des conseils de non-partage du matériel de consommation et des contenants ; risques d’overdoses accrus par la modification des consommations ; diminution de la proximité nécessaire à l’accompagnement des patients.

3) La transformation des réseaux et des trafics :
Diminution de la demande et de l’activité des points de vente importants, réduction de l’étendue des horaires d’ouverture ; recours à la livraison à domicile ; augmentation des prix de la résine de cannabis (en fonction des régions), avec parfois une compensation par les circuits-courts et la production locale ; augmentation des prix sur le marché de la cocaïne.

Plus d’information sur l’enquête menée par l’OFDT ici.

* RdRD = réduction des risques et des dommages

Investigation clinique : quelle place dans l’enseignement de la médecine ?

Un rapport de l’Académie Nationale de Médecine publié en janvier 2020 soulignait le délaissement de ce champ par l’enseignement universitaire français, notamment du fait :
– de la rareté des données concernant les aides pour la recherche non industrielle et non médicamenteuse ;
– de mesures essentiellement en faveur de la recherche industrielle en pharmacologie ;
– d’un recul de la France en matière de publication dans le domaine de la recherche biomédicale.

Plusieurs causes peuvent être évoquées :
– forte concurrence internationale (Chine, pays d’Europe centrale)
– complexification et augmentation du coût des études (multiplicité des compétences et techniques à mettre en œuvre)
Ainsi que certains facteurs plus spécifiquement français :
– frein réglementaire
– part grandissante du soin dans les activités des médecins
– faible reconnaissance des co-investigateurs
– sous-indexation bibliométrique

Malgré les exigences réglementaires pour une formation graduelle des étudiants en médecine à l’investigation clinique, les unités d’enseignement ayant trait à la recherche sont souvent peu coordonnées et distanciées les unes des autres dans le temps ; en outre, parfois considérées comme facultatives par les étudiants qui se voient rarement comme investigateurs potentiels, partie prenante du système de santé. Il manquerait donc une vision globale à travers les premier et deuxième cycles des études médicales ?

Les aides mises en place pour l’encadrement des thèses par les DRCI (Délégation à la Recherche Clinique et à l’Innovation) sont considérées comme difficiles à identifier par les étudiants de troisième cycle, nécessitant de plus une anticipation dans la réalisation du projet.

L’Académie Nationale de Médecine propose pour améliorer la formation des étudiants à l’investigation clinique, cinq objectifs à atteindre :
– sensibiliser les étudiants et les encadrants à l’investigation clinique
– inciter tous les étudiants à l’investigation clinique
– développer l’investigation clinique hors des CHU
– réhabiliter et publier les thèses et mémoires
– réinsérer les UFR de médecine au sein du dispositif et donner une plus grande reconnaissance universitaire aux praticiens impliqués dans l’investigation clinique

Plus d’information sur ces objectifs et les recommandations qui les accompagnent sur le site internet de l’Académie Nationale de Médecine.

FST Médecine scolaire

A qui s’adresse la FST Médecine Scolaire ?

La FST Médecine Scolaire s’adresse à celles/ceux qui veulent acquérir des compétences sur la santé de l’enfant dans son cadre de vie habituel qu’est l’école.

Elle est accessible aux internes, entre autres de Santé Publique en phase d’approfondissement, ou de consolidation (ainsi que les internes en pédiatrie et en médecine générale). Elle apporte un approfondissement en connaissances pédiatriques cliniques, connaissances spécifiques sur les troubles neuro-développementaux et médecine de prévention et promotion de la santé. La FST est également la première étape logique pour celles/ceux qui envisagent de devenir Médecin de l’Education Nationale, même si elle n’est pas un pré-requis obligatoire. Elle permettra aux lauréats du concours une durée minimale du temps de formation initiale statutaire des médecins de l’Education Nationale.

Comment candidater ?

Les internes doivent candidater pour intégrer une FST. 39 places sont disponibles pour la FST Médecine Scolaire pour l’année 2020-2021. Enseignement et accueil des internes à partir de novembre 2020, la coordination est organisée au niveau interrégional par le Pr Marguet, PU-PH Pédiatrie au CHU Rouen et le Dr Moltrecht, Médecin Conseillère Technique auprès du Directeur Général de l’Enseignement Scolaire. Les coordonnateurs régionaux travaillent en binômes PU-PH et Médecin Conseiller Technique du Recteur.

Comment se déroulera l’année ?

La formation théorique est d’un volume horaire de 120h. Elle est établie en collaboration par les UFR et le CNEMS (Collège national des enseignants en Médecine Scolaire).

Elle se compose de :

  1. un e-learning
  2. un séminaire en présentiel à Paris au cours du premier trimestre
  3. un séminaire à l’EHESP à Rennes en juin

La durée de la formation est d’un an avec 2 stages d’un semestre dans un lieu bénéficiant d’un agrément fonctionnel pour la FST de Médecine scolaire. L’un de ces stages peut être accompli sous la forme d’un stage mixte ou d’un stage couplé.

  • Service de médecine scolaire
  • Service de PMI intervenant à l’école
  • Service de santé universitaire
  • Pédiatrie sociale ou médecine légale
  • Service de pédiatrie générale
  • Service de médecine de l’adolescent, maison des adolescents

Les stages en médecine scolaire sont encadrés par un à trois tuteurs formés par le CNEMS.
L’interne s’appuie sur un portfolio de situations dont l’utilisation participera à la validation.
Les tuteurs ont à disposition un guide du tuteur, en lien avec les modules théoriques, définissant les situations auxquelles ils devront exposer l’interne FST

Quel est le programme ?
  • Module 1 : Politiques de santé et promotion de la santé à l’Ecole, l’institution : ses acteurs et leurs missions, dispositifs et partenariats
  • Module 2 : Interactions entre l’enfant-élève et la collectivité scolaire pour un développement optimal
  • Module 3 : Les adolescents en milieu scolaire
  • Module 4 : Les élèves à besoins particuliers
  • Module 5 : L’enfant en danger ou en risque de danger
  • Module 6 : Articulation et complémentarité des professionnels dans et hors de l’école
  • Module 7 : Dépistage : outils et tests
  • Module 8 : L’action collective à l’école : enjeux, démarche, bonnes pratiques et conditions de réussite
  • Module 9 : L’épidémiologie : de l’individuel au collectif
  • Module 10 : Le raisonnement préventif dans le cadre de la promotion de la santé
  • Module 11 : Les urgences à l’école
  • Module 12 : Connaissances pédiatriques indispensables
Comment valider la FST ?

Validation des 2 stages : Appréciations des maitres de stage et portfolio de cas cliniques.

Validation des modules de connaissances (8 modules communs et 4 modules spécifiques dépendant du DES d’origine et du projet professionnel du candidat) par des post-tests en ligne.

Communication dans un congrès, ou rédaction d’un article scientifique soumis dans une revue à comité de lecture, ou formation auprès de personnels de l’éducation nationale, ou bref mémoire rapportant une démarche complexe.

Quelles sont les perspectives ?

Cette FST ouvre trois possibilités d’exercice :

Exercice libéral ou hospitalier avec une spécificité reconnue par le Conseil de l’Ordre

  • Connaitre les spécificités de la prise en charge des problèmes de santé à l’école.
  • Acquérir des outils de dépistage des troubles des apprentissages.
  • Savoir orienter la prise en charge de la situation de handicap, de la protection de l’enfance…
  • Etc…

 

Exercice mixte libéral, hospitalier / médecin scolaire contractuel ou exercice médecin scolaire contractuel

Dans le cadre d’un contrat avec l’Education Nationale :

  • Remplir des missions particulières :
  • Visite des 6 ans
  • Visites travaux réglementés
  • PAI
  • PAP
  • Aménagements examens
  • Etc…

 

Devenir Médecin de l’Education Nationale titulaire

  • Possibilité de présenter le concours d’entrée dans la fonction publique d’Etat au cours de la FST, pour les étudiants thésés et en fin de parcours.
  • Facilitation du concours d’entrée avec entretien ciblé sur les motivations et personnalité du candidat.
  • Application de la durée minimale de la formation statutaire d’entrée dans la fonction de médecin de l’Education Nationale : 8 semaines (au lieu de 16).
  • Accélération de la titularisation par tuilage des stages FST et de titularisation.

 

  • Participer à la réussite éducative de tous les enfants
  • Assurer les missions des mEN
  • Conduire des projets de promotion de la santé
  • Lutter contre les inégalités sociales de santé
  • Aider au diagnostic de santé territorial

La FST est la préparation idéale au concours d’entrée dans la fonction publique dans le poste de médecin de l’Education Nationale. L’inscription au concours d’entrée dans la fonction publique d’Etat sera possible pendant l’année de la FST si l’étudiant est thésé et en fin de parcours.

Concept et Méthodes en épidémiologie

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Doctorat et Poursuite de Carrière

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